2 novembre 2026
Séjour golf à Marrakech : la Villa Soukarya et les greens d'Amelkis
Séjourner sur le golf d'Amelkis change la manière de vivre un voyage de golf : on règle ses journées sur les départs, pas sur les trajets. Voici comment je compose un séjour entre fairways, piscine et médina.
Un séjour golf à Marrakech se joue autant avant le premier départ qu'après le dernier putt. Depuis la Villa Soukarya, installée sur le golf d'Amelkis, on peut organiser ses journées autour des horaires de jeu plutôt qu'autour de la route. Voici comment je compose ces séjours avec mes hôtes.
Dormir au bord du parcours
La première différence se remarque le matin. Pas de navette à guetter, pas de réveil trop tôt pour traverser la ville : on prend son petit-déjeuner dans le parc, on vérifie le ciel, on part jouer. Le jardin de 1 700 m² ressemble déjà à un avant-goût du parcours, avec ses palmiers, ses oliviers et ses pelouses tondues de près.

Le soir, le mouvement inverse est tout aussi agréable. On rentre, on pose les clubs, on plonge dans la piscine chauffée, et la discussion sur le trou 14 commence autour d'un thé à la menthe.
Une journée type, de novembre à avril
C'est la meilleure période, avec des matinées fraîches et des après-midi doux. Voici le rythme que je conseille le plus souvent :
- départ entre 8 h et 9 h, quand la lumière est basse et que l'Atlas se détache encore nettement à l'horizon ;
- déjeuner léger au club-house ou à la villa, selon l'envie du groupe ;
- après-midi libre : piscine, sieste, ou quelques balles d'entraînement pour ceux qui n'en ont pas eu assez ;
- dîner à la villa avec un cuisinier, ou en ville pour ceux qui veulent voir la médina illuminée.
Dix-huit trous prennent généralement quatre heures et demie à cinq heures. Il vaut mieux ne rien prévoir de serré derrière, surtout si le groupe compte des joueurs de niveaux différents.
Amelkis, et les autres parcours
Amelkis suffit à occuper plusieurs jours : un tracé de 18 trous, des lacs, de grands arbres, et cette vue sur les montagnes qui rappelle qu'on n'est pas dans un golf européen. Mais Marrakech offre assez de variété pour alterner.

Le Royal Golf de Marrakech est un parcours historique de la ville, plus classique dans son esprit. Assoufid et Al Maaden proposent des paysages plus ouverts et des tracés plus récents. Pour un séjour d'une semaine, je conseille deux jours à Amelkis, un ailleurs, puis un retour sur le parcours que l'on a appris à connaître : on joue mieux la deuxième fois, et c'est assez satisfaisant.
Pour ceux qui ne jouent pas
Il y a presque toujours, dans un groupe, quelqu'un qui préfère ne pas marcher cinq kilomètres derrière une balle. Ce n'est pas un problème, Marrakech sait occuper une journée sans effort.
- le Jardin Majorelle tôt le matin, avant l'arrivée des groupes ;
- une promenade dans la médina, entre la place Jemaa el-Fna et les souks, avec un guide si l'on veut éviter de se perdre ;
- un hammam, traditionnel ou plus feutré, pour la fin de journée ;
- une journée à la villa, simplement, avec un livre au bord de l'eau.
Le soir, tout le monde se retrouve, et les histoires des uns et des autres se croisent.
Quelques conseils d'hôte
Réservez vos départs à l'avance, surtout entre février et avril, quand les parcours se remplissent. Prévoyez des couches légères le matin : il fait frais avant 10 h, même au printemps. En été, la chaleur impose de jouer très tôt ou de s'abstenir, et la piscine reprend alors tous ses droits.
Pensez aussi à la crème solaire et à une casquette, même en hiver : le soleil de Marrakech ne fait pas de différence entre janvier et mai. Et si vous voyagez en groupe, répartissez les parties selon les niveaux plutôt que par affinités, on s'y retrouve mieux.
Un séjour qui s'organise simplement
La Villa Soukarya, avec ses cinq suites et ses 750 m², convient bien aux groupes d'amis ou aux familles dont une partie joue au golf. Chacun dispose de son espace, on se retrouve au jardin, et le parcours d'Amelkis commence littéralement au bout de la propriété. Si vous voulez que je vous aide à caler les départs ou à choisir un deuxième parcours, je le fais volontiers : c'est la partie du métier que je préfère.